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À Sérézin-du-Rhône, les chalands goûtent la « Soupe des jardins », à base de légumes invendables


La clientèle du marché a eu droit à une approche de la lutte contre le gaspillage alimentaire autour d'une bonne soupe.



Les clients ont savouré cette soupe, préparée avec des légumes donnés par les forains du marché. Photo Anna Urban
Les clients ont savouré cette soupe, préparée avec des légumes donnés par les forains du marché. Photo Anna Urban
Mardi, dans le cadre du lancement d’une campagne de lutte contre le gaspillage alimentaire, le Syndicat intercommunal du traitement des ordures ménagères (Sitom) et la municipalité distribuaient à la clientèle du marché une « délicieuse soupe des jardins », concoctée avec des légumes non commercialisables mais tout à fait comestibles. Une manière de récupérer et de valoriser les aliments invendables ou quelque peu flétris, mais toujours bons à consommer.

« Inciter les gens à changer de comportement »

De cette manière, le Sitom Sud Rhône et la municipalité sérézinoise ont mis l’accent sur le gaspillage alimentaire. Toutes celles et toux ceux qui auront goûté cette soupe faite de courge, pomme de terre, poireaux légèrement flétris, donnés par les forains du marché, ont été surpris par sa qualité gustative.
Pour René Martinez, président du Sitom, « l’idée de départ est simple. Depuis plusieurs années, nous entreprenons diverses actions. Après une sensibilisation au tri et à la gestion des déchets recyclables, nous incitons les habitants à composter leurs déchets fermentescibles issus de l’alimentation et des jardins. Nous cherchons à mettre en lumière par des opérations symboliques la nécessaire réduction des déchets, comme la remise en 2013 de poules afin qu’elles mangent les restes alimentaires ainsi détournés des ordures ménagères. Aujourd’hui, nous pensons qu’il faut au quotidien réfléchir à une nouvelle façon de s’alimenter et surtout arrêter de jeter, de gaspiller. Espérons que notre opération "soupe des jardins", que nous renouvellerons sur d’autres marchés, incitera les gens à changer de comportement. Au Sitom, notre travail au quotidien doit aussi être une formation du consommateur. »