sitom

Pays d'Ozon : est-il possible de faire baisser le coût de nos déchets ménagers ?


La gestion de nos déchets est un problème urgent à prendre en compte, pour l’environnement et notre portefeuille. En Pays d’Ozon, un travail de fond est mené en ce sens, qui ne sera couronné de succès que si chacun fait un geste pour l’avenir de notre planète.



Photo Léonce Arzalier
Photo Léonce Arzalier
Plus de 19 tonnes de déchets ont été récupérées en 2014 sur les huit déchetteries du SITOM.
La déchetterie de Saint-Symphorien-d’Ozon, comme quatre autres, a été équipée de barrières de sécurité, évitant les chutes pour les usagers.


« Si on triait davantage, on pourrait faire baisser le coût de la Taxe d’enlèvement des ordures ménagères (Teom) de l’ordre de 40 % », explique René Martinez, président du SITOM (Syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères) Sud Rhône, et membre élu du comité de concertation de l’Association des maires de France.


Baisse constatée du volume du tri sélectif

Pourtant, sur les huit dernières années, la participation qu’a demandée le SITOM aux Communautés de communes n’a pas connu d’augmentation, malgré le fait que les entreprises prestataires de recyclage aient augmenté leurs prix de 2 à 5 %.

En 2014, sur le territoire de la CCPO (Communauté de communes du Pays de l’Ozon) et de ses 24 734 habitants, 4 670 tonnes de déchets ménagers non recyclables ont été collectées, soit 188,8 kg par habitant. La collecte sélective (83,65 kg/habitant) a, quant à elle, connu une forte augmentation de 2004 à 2008. Et depuis, elle reste constante ou baisse légèrement, selon les matériaux.
C’est la conséquence du développement des supports numériques qui remplacent le papier, mais aussi des changements intervenus dans les emballages de produits, devenus plus complexes et plus fins.

On pointe aussi du doigt le relâchement et le manque de tri dans le milieu associatif.
En 2016, le recyclage va prendre de l’ampleur dans le Pays d’Ozon
L’enjeu est pourtant de taille. Au sein du SITOM, le constat est un taux de recyclage de 92 % des matériaux récupérés. Afin de faciliter le tri pour les usagers et augmenter le volume des recyclables, seront acceptés – en plus de ce qui l’était déjà dans les bacs jaunes – tous les emballages plastiques, de quelque nature qu’ils soient : pots de yaourt, films plastiques, vaisselle jetable, emballages blister, etc.
Cette pratique, expérimentée depuis 2012 sur le territoire voisin de la Copamo, a pour objectif, outre le fait d’accroître la quantité récupérée et recyclée, de permettre à Eco-Emballages d’étudier l’impact de ce procédé de collecte sur la valorisation des matières et de l’énergie. Eco-Emballages est le principal partenaire financier du SITOM pour son fonctionnement. Son aide a dépassé le million d’euros en 2014.